Publié : 4 avril 2013

Demain dès l’aube ... de Victor Hugo

En ce moment, nous étudions une poésie de Victor Hugo.

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,

Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.

J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.

Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

***

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,

Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,

Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,

Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

***

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,

Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,

Et, quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe

Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

***

3 septembre

***

Victor Hugo

Victor Hugo [né à Besançon en 1802 et décédé en 1885]

Victor Hugo par Étienne Carjat (1876)

- Demain, dès l’aube..., est l’un des plus célèbres poèmes de l’auteur français Victor Hugo, publié en 1856. Il est composé de trois strophes de 4 vers (des quatrains) en alexandrins (12 syllabes par vers) avec des rimes croisées.

- La date réelle d’écriture est le 4 octobre 1847 : Victor Hugo l’a modifiée en « 3 septembre », veille de l’anniversaire de la mort de sa fille.

- C’est un poème autobiographique car Victor Hugo évoque la disparition de sa fille Léopoldine, quatre ans plus tôt, morte noyée accidentellement (à l’âge de 19 ans) avec son mari, le 4 septembre 1843. Victor Hugo est alors en voyage dans les Pyrénées et il apprend la nouvelle de la mort de sa fille par hasard, en feuilletant un journal dans un café.

Le samedi 9 septembre 1843, Victor Hugo revient d’un voyage en Espagne avec sa Juliette Drouet. Il doit attendre une diligence à Rochefort et s’installe avec sa maîtresse dans la salle déserte du Café de l’Europe. Sur une table sont éparpillés quelques journaux. Il en prend un au hasard, Le Siècle. À la rubrique "nouvelles diverses", son regard est attiré par une information vieille de quatre jours et reprise du Journal du Havre. L’écrivain s’exclame alors : "Voilà qui est horrible !" Il vient d’apprendre que sa fille Léopoldine, sa préférée, s’est noyée. L’article informe qu’un canot a chaviré sur la Seine entre Villequier et Caudebec-en-Caux par le travers d’un banc de sable appelé le Dos-d’âne.

Nous avons écouté en classe, une chanson d’Amaia Riouspeyrous qui reprend le poème de Victor Hugo ... en chanson.

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